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Chaumes-en-Brie

Chaumes-en-Brie

Chaumes-en-Brie, une commune chargée d’histoire, où les pierres semblent encore murmurer les récits du passé.

#AUX ORIGINES DE CHAUMES-EN-BRIE

Avant de devenir Chaumes-en-Brie, le village portait le nom de « Calma », un mot d’origine gauloise évoquant une hauteur ou un plateau. Au fil des siècles, le nom évolue par « Chaumes », puis officiellement « Chaumes-en-Brie » en 1905. Ses habitants portent le nom de Calmétiens et Calmétiennes, clin d’œil à l’ancien nom latin du village. Le blason communal représente trois gerbes d’or sur fond bleu, surmontées d’une couronne crénelée, une manière de rappeler les racines agricoles du territoire tout comme son passé seigneurial et défensif.

#MÉMOIRE DU PASSÉ

> Au Moyen Âge, une muraille avec 16 tourelles et 5 pont-levis entourait le centre du village. Quelques vestiges sont encore visibles aujourd’hui dans le bourg.

> L’Abbaye royale Saint-Pierre de Chaumes-en-Brie fut l’un des grands monuments religieux de la Brie médiévale. Fondée au Moyen Âge, elle a longtemps été protégée par les rois de France. Après avoir traversé les guerres et les destructions, elle perdit peu à peu son influence avant de disparaître à la fin du 18e siècle. Ses bâtiments sont alors démontés et leurs pierres réutilisées pour bâtir certaines habitations du village.

#VISAGES D’HISTOIRE

> Le nom de Couperin vous dit en effet peut être quelque chose, car Chaumes-en-Brie deviendra, dès la seconde partie du 16e siècle, le berceau de la famille des Couperin, une dynastie de musiciens clavecinistes, organistes et compositeurs qui connaît, à chaque génération, un grand succès auprès de la noblesse. Marcel Thomas, l’historien de la famille, y relève leur présence avant 1500. (source Archives Départementales de Seine-et-Marne).

> Attaché au calme du village briard, François Cavanna dit « Cavanna » (1923-2014), écrivain et journaliste au ton satirique, fondateur de « Hara-Kiri » et pilier de « Charlie Hebdo », avait choisi Chaumes-en-Brie comme lieu de vie pendant près de 40ans.

#PATRIMOINE ET COUPS DE CŒUR

> L’Église Saint-Pierre-Saint-Paul trouve son origine au 13e siècle, elle est l’unique survivante des trois églises autrefois présentes dans la commune et est aujourd’hui classée au titre des Monuments historiques. Sa flèche est détruite par la foudre en 1766, reconstruite en 1866, puis foudroyée à nouveau en 1942 avant d’être restaurée en 1964.

> Le château de Forest a été reconstruit sur l’emplacement d’un ancien manoir médiéval en 1897 dans un style original, peut-être incongru en Centre Brie, baptisé « anglo-asiatique ». Son côté pittoresque vient du pigeonnier qui surmonte les deux corps de bâtiments que sont l’étable et l’écurie. Aujourd’hui connu sous le nom de la Ferme de Forest, le domaine agricole est en partie transformé en chambres d’hôtes et accueille également des réceptions.

> Le château de Crénille, datant du 19e siècle, appartient d’abord à Jules Nicolet, avocat et maire de Chaumes-en-Brie pendant quelques années, qui le fit restaurer dans un style Henri II. Retenu dans le sud pour raison de santé, Nicolet vend la propriété à Agénor de Gramont, prince de Bidache et duc de Guiche, ayant épousé Marguerite de Rothschild. Le château entre donc dans la sphère Rothschild par le mariage, via cette figure de la haute aristocratie française. Nicolet décède à Nice peu de temps après, à l’âge de 60 ans. Le château est transformé en hébergement touristique et accueille également des réceptions.

> De Philippe le Bel à Louis XIV, tous les rois de France ont fait étape au château du Vivier situé à cheval sur les communes de Chaumes-en-Brie et Fontenay-Trésigny. C’est ici que Charles VI aurait fait élever ses carpes servies ensuite au Louvre, et que le jeu du tarot tel que nous le connaissons fut inventé afin de le distraire. Déjà en mauvais état à cette époque, François Ier fut le dernier roi à y séjourner. Tandis que Louis XIV s’y rend une dernière fois, en 1694, pour récupérer une relique de la véritable Croix du Christ. Le château restera un domaine royal jusqu’en 1791, avant d’être transformé en carrière de pierres lors de la Révolution. Il n’en reste aujourd’hui que des ruines.

> Le parc municipal Emmanuelli, appelé aussi « Parc de Meaux », est un espace de nature calme où l’on trouve près de 40 essences de bois différentes. Créé à la fin du 19e siècle autour de la Villa des Tilleuls, on peut encore y voir certains éléments tels que le château d’eau ou encore une fausse rivière sèche. Il est actuellement en cours de restauration.

#LE SAVIEZ-VOUS ?

La Tour d’Arcy, construite à la fin du 19e siècle par l’acteur Léon Noël, n’est pas une vraie tour médiévale, mais la reproduction du décor d’une pièce qu’il jouait durant cette époque, se nommant « Les mystères de la tour de Nesle ». Édifiée à partir de matériaux anciens, elle imite volontairement l’architecture du Moyen Âge et est aujourd’hui devenue un monument insolite de Chaumes-en-Brie.

Contact

Place du Maréchal Foch
77390 Chaumes-en-Brie

01 64 25 00 00 (Mairie)

mairie@chaumes-en-brie.fr

https://www.chaumesenbrie.fr (Mairie)

Langues parlées

  • Français

Complément Accueil

Type

Institutions administratives

Type détaillé

  • Mairie

Toute l’année le lundi, mardi et vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h. Le mercredi et samedi de 9h à 12h. Le jeudi de 14h à 17h. Fermé le dimanche et jours fériés.

Mis à jour le 25/05/2026

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