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Guignes

Guignes

Guignes vous invite à découvrir son patrimoine rural chargé d’histoire, où les récits du passé ont façonné la ville. Au fil du temps, la commune s’est développée notamment autour de ses activités économiques, liées à l’agriculture et à la sucrerie.

#AUX ORIGINES DE GUIGNES

Si l’étymologie du nom de Guignes demeure inexpliquée, l’histoire de sa naissance, elle, est bien connue. Le bourg s’est construit progressivement autour de la ferme fortifiée de Vitry au 17e siècle, constituant d’abord le hameau de Vitry, avant que d’autres maisons, principalement des auberges, ne viennent s’y ajouter au fil du temps. C’est ainsi que naît « Guignes-en-Brie », dont le nom va pourtant connaître bien des rebondissements. La commune hérite en effet d’un surnom ancien et péjoratif dont les origines remonteraient à la guerre de Cent Ans : selon la tradition, le château seigneurial aurait été pris ou se serait rendu sans résistance face à l’ennemi, ce qui aurait valu au village le surnom de « Guignes-la-Putain ». Le terme, dans les surnoms médiévaux, ne se limitait pas au sens moderne du mot ; il pouvait aussi évoquer la trahison, le déshonneur ou une mauvaise réputation, ce qui n’en restait pas moins clairement péjoratif. Le surnom était suffisamment connu pour que Voltaire lui-même le cite dans l’un de ses textes. C’est au 18e siècle que la commune cherche à tourner la page en adoptant progressivement le nom de « Guignes-Rabutin », en référence à une famille seigneuriale locale, avant que le nom ne soit finalement simplifié en « Guignes », celui qu’elle porte encore aujourd’hui.
On nomme ses habitants les Guignois et les Guignoises.
Le blason de Guignes se compose de deux éléments principaux. Sur fond bleu, deux cerises rappellent le nom du village et font écho à la variété locale appelée « guigne ». Sur fond rouge, une gerbe de blé accompagnée d’une faux symbolise l’importance de l’agriculture céréalière en Brie, longtemps considérée comme le grenier à blé de la région parisienne. L’ensemble est complété par une tour féodale.

#MÉMOIRE DU PASSÉ

> En 1814, lors de la campagne de France, l’empereur Napoléon Bonaparte traverse la région en se dirigeant vers Guignes depuis Meaux. Ce dernier aurait fait halte à l’auberge de Sainte-Barbe, à l’angle de la rue de Paris où il aurait passé la nuit. La bataille, livrée le 17 février 1814, oppose les troupes françaises de Napoléon aux forces alliées prussiennes et russes. Selon les dires locaux il serait monté dans le clocher de l’église afin de surveiller l’avancée des troupes et le déroulement de la bataille de Mormant, qui avait lieu à proximité.

> Autrefois, Guignes possédait une salle d’asile, ancêtre des écoles maternelles, destinée à garder et instruire les jeunes enfants des familles d’ouvriers et d’agriculteurs. Créée au 19e siècle, elle évolue ensuite vers une école enfantine mixte avant de disparaître au début du 20e siècle avec la laïcisation de l’enseignement.

> Au début du 20e siècle, la betterave sucrière s’impose comme le moteur économique de Guignes, façonnant durablement l’identité agricole et industrielle du village. La sucrerie locale, véritable pilier de l’activité communale, structure la vie des habitants en rythmant les saisons de travail et en offrant des débouchés à une main-d’œuvre nombreuse. Son essor s’inscrit dans un mouvement plus large qui touche toute la Brie, région naturellement propice à la culture de la betterave grâce à la richesse de ses terres.

#VISAGE D’HISTOIRE

Laurent Lecointre, député de la Révolution française né à Versailles en 1742, est exilé à Guignes où il possède une propriété. Il y fait aménager le domaine du Belvédère toujours présent aujourd’hui, depuis lequel il surveillait ses terres, sa filature et son corps de ferme du côté d’Andrezel, tout en observant le travail de ses ouvriers. Il meurt à Guignes en 1805 et y est enterré, marquant durablement l’histoire locale.

#PATRIMOINE ET COUPS DE CŒUR

> La Ferme fortifiée de Vitry (propriété privée) est un ancien domaine seigneurial mentionné dès 1395. Il s’agit d’une ferme fortifiée typique du Moyen Âge, à la fois lieu défensif et centre de production agricole. Elle comprenait autrefois des fossés, une basse-cour, une grange, un colombier, ainsi que des écuries, bergeries et vacheries. Certaines tours servaient également de prison, et un pont-levis existait encore au 16e siècle avant de disparaître. Ce site témoigne du rôle économique et seigneurial majeur de Vitry.

> L’église Saint-Jacques-le-Mineur est l’un des monuments les plus remarquables de Guignes. Inscrite aux Monuments Historiques depuis 1926, elle fut construite entre 1744 et 1749 grâce à la générosité de Samuel Jacques Bernard, fils du célèbre banquier et financier Samuel Bernard. L’édifice se distingue par un plan simple et un style sobre et solide, caractéristique des constructions religieuses rurales du 18e siècle. Les pierres qui la composent ont été extraites directement des carrières locales de Guignes, ancrant ainsi l’église dans le territoire qui l’a vue naître et lui conférant une authenticité toute particulière.

> La Fontaine Sainte-Anne fut transformée en lavoir. Cette source était réputée pour la guérison de la fièvre, des maux de gorge et faisait l’objet d’un pèlerinage important. Un lieu de mémoire à la fois populaire, religieux et quotidien, chargé de légendes locales.

#LE SAVIEZ-VOUS ?

Autrefois, Guignes possédait son propre tramway. De 1901 à 1950, aussi appelé le « Tacot de Verneuil », celui-ci reliait Verneuil-l’Étang à Melun sur près de 18 km, traversant au passage les communes de la Brie dont Guignes, qui bénéficiait de deux stations. Très emprunté au début du 20e siècle, son existence disparue peu à peu face à la concurrence de l’autobus, pour finalement être seulement à la disposition de l’activité sucrière locale avant d’être définitivement fermé et démonté.

Contact

Rue de Meaux
77390 Guignes

01 64 42 51 30 (Mairie)

mairie@guignes.fr

https://www.ville-guignes.fr/ (Mairie)

Langues parlées

  • Français

Complément Accueil

Type

Institutions administratives

Type détaillé

  • Mairie

Toute l’année le lundi de 14h à 17h. Le mardi, mercredi, jeudi et vendredi de 9h à 11h45 et de 14h à 17h. Le samedi de 9h à 11h45. Fermé le dimanche et jours fériés.
Horaires d’été (juillet et août) : du lundi au vendredi de 9h00 à 11h45.

Mis à jour le 25/05/2026

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